Merci M. Williams pour ce merveilleux film « Les figures de l’ombre »

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Hidden Figures by Pharrell Williams

Merci, monsieur Williams! Merci pour ce merveilleux film qui m’a ému du début jusqu’à la fin.

Quelle histoire passionnante, celle de ces 3 femmes talentueuses et courageuses qui ont obtenu des droits plus que mérités à force de dur labeur. Ce film donne une leçon de vie précieuse à nos enfants, qui, ces jours-ci, croient que réussir est équivalent à être célèbre ou dans l’œil de la caméra. Une réalité qui de nos jours oublie d’enseigner que la réussite s’obtient en persévérant et en respectant de vraies valeurs.

Je ne suis pas afro-américaine, je suis une femme blanche française avec une éducation mixte entre catholicisme et judaïsme, et qui n’a eu dans sa vie qu’un infime aperçu des difficultés que ces femmes ont dû affronter dans les années 60.

On m’a souvent dit que la vie n’était pas un conte de fée et que j’étais trop rêveuse. J’ai toujours rêvé et j’ai continué à faire ce qui me rendait heureuse en dessinant en y mettant toute la passion que j’ai pour cet art chaque jour. J’ai souvent pensé que cela finirait bien par etre reconnu un jour a force d’y croire et d’y travailler. Et je continuerai à le faire sans aucune honte jusqu’à ce que je sois « la première ».

En effet, la partie du film qui m’a vraiment ému aux larmes, fut le discours du personnage de Janelle Monae venue au tribunal pour demander à suivre des cours de perfectionnement dans un lycée blanc et devenir ainsi ingénieure. De nos jours, nous ne pouvons pas vraiment nous plaindre par rapport à ce que les femmes ont dû endurer autrefois, mais en tant que femme, je peux encore et toujours comprendre les raisons du personnage à vouloir « être la première » parce que notre société essaie toujours de mettre chacun d’entre nous dans une petite boîte. Les femmes n’ont toujours pas les mêmes possibilités que les hommes en 2017. Et sont souvent considérées comme des « monstres » si elles n’ont pas d’enfants ou si elles osent avoir leurs propres opinions.

Ce qui me dérange le plus, c’est que 50 ans après les événements de ce film, il y a quelques mois seulement, en Virginie, le drame de Charlottesville nous fait encore réfléchir au fait que certaines personnes pensent  que nous ne sommes pas tous les mêmes. Étant à Washington DC quand cela s’est produit, j’ai vraiment ressenti les tensions raciales, et je ne le comprends vraiment pas. Je ne comprends pas qui déteste les personnes qui sont différentes de lui/elle, car à la fin nous sommes tous différents, blancs, noirs, hispaniques, asiatiques, juifs, chrétiens ou musulmans … Je sais que cela semble extrêmement banal et naïf, mais c’est aussi quelque chose qui ne peut pas se réfuter, quitte à accepter de faire les mêmes erreurs qui ont porté un bain de sang dans le monde entier au 20 siècle.

Chacun d’entre nous a une histoire différente, un contexte différent et c’est ce qui fait de ce monde ce qu’il est, un monde unique qui nous donne l’opportunité d’apprendre les uns des autres.

N’oublions surtout pas de saisir au vol toutes les opportunités lorsque nous en avons la chance, et avec beaucoup de travail, de sacrifice et de courage, nous réussirons à faire ce que nous voulons vraiment.

Merci pour l’inspiration M. Williams et tous les producteurs / réalisateurs / auteurs qui ont contribué à ce projet. Car ce genre de film est plus que rare de nos jours.

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